Fahd Darik, consultant au Sameth 50

  • 16 octobre 2015
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Sa mission consiste à faciliter le maintien en emploi des salariés inapte suite à un handicap. Fahd Darik a intégré le Sameth 50 en 2011 après une expérience en entreprise et en structure de prestation de services. Cette culture de l’entreprise, et sa double formation en droit et en ressources humaines, lui permettent d’avoir une écoute fine des attentes exprimées par les entreprises.

Quand vous évoquez votre mission, vous parlez beaucoup du médecin du travail…

Bien sûr, car c’est le pivot dans notre démarche. C’est lui qui donne le tempo, en amont avec la visite de reprise et en aval pendant la mise en place des solutions. Il a la compétence médicale, ses analyses en terme de restrictions médicales vont donc primer sur tout le reste.

 

Fahd HQue conseillez-vous à un salarié en arrêt de travail depuis un an, qui ne sait pas s’il pourra reprendre ?

Là aussi, je lui propose de contacter son médecin du travail. C’est lui qui pourra définir la date et les conditions de reprise du travail. Les visites de pré-reprise sont d’une grande utilité. Mais cela ne suffit pas, je conseille aussi d’entretenir le contact avec l’entreprise, comme s’il s’agissait de préparer une ré-embauche. Cela peut parfois paraître maladroit, dérangeant, mais c’est nécessaire, et il faut exprimer son désir de reprendre le travail dès que possible.

Qui sollicite l’intervention du Sameth ?

L’origine des sollicitations est diverse, ce peut-être la Carsat, un médecin, une entreprise… On veille cependant à ce que les employeurs et les salariés soient favorables à la démarche de maintien. Nous intervenons vraiment en équilibre entre les deux, sans parti pris. Nous apportons notre analyse des besoins, une écoute des souhaits des salariés et des exigences des entreprises. En équité.

Pourquoi certains maintiens en emploi sont possibles, et pas d’autres ?

Ce n’est pas lié, comme on le croit souvent, aux personnes elles-mêmes. Il y a d’abord un contexte économique, porteur ou non. Mais il y a surtout les capacités de l’entreprise à digérer les restrictions, proposer une nouvelle organisation, de nouveaux postes. Et c’est d’autant plus facile, en général, quand l’entreprise a suffisamment de salariés, et quand le salarié a du potentiel pour évoluer.

L’Agefiph et le Fiphfp financent le Sameth, avec un système d’appel d’offres, de mise en concurrence et de bons de commande. Votre propre maintien dans l’emploi vous inquiète-t-il ?

Non, pas d’inquiétude de ce côté-là… Nous y sommes habitués, cela ne change rien. C’est dans notre culture de travail par objectifs, cela nous pousse à garder un niveau de prestations optimal. Nous restons donc confiants et optimistes.

Fin de l’article

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