Françoise Cauvin, conseillère à Cap emploi 50

  • 13 mai 2015
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Françoise Cauvin a dirigé plusieurs agences d’intérim, elle a été commerciale dans un centre de formation, formatrice sur des prestations emploi, accompagnatrice socio-professionnelle en chantier d’insertion. Elle est maintenant conseillère emploi à Cherbourg et dans le Val de Saire.

Votre expérience dans le travail intérimaire est-il utile à ce poste ?

C’est bien sûr un atout. Je comprends bien les contraintes des employeurs puisque je l’ai été moi-même pendant 20 ans. Le travail temporaire m’a appris à répondre efficacement aux besoins des employeurs, et à prévenir leurs inquiétudes. Par exemple, quand je présente un candidat en situation de handicap, il faut expliquer la nature des contr’indications, les difficultés diverses, les solutions… c’est ce qui permet à l’employeur d’imaginer l’embauche possible.

Pouvez-vous évaluer l’efficacité de cette démarche près de l’entreprise ?

Il y a d’abord la satisfaction des employeurs qui s’exprime dans les enquêtes téléphoniques que font nos financeurs. Mais personnellement, mon indice d’un recrutement réussi est l’aptitude donnée par le médecin du travail. C’est le sésame d’une embauche durable, et les candidats que je présente les obtiennent quasiment toujours. C’est la preuve que le poste proposé par l’entreprise a été bien analysé, mais cela illustre surtout que le travail a été bien mené avec les candidats.

Que voulez-vous dire par là ?

Un candidat handicapé nous dit rarement qu’il cherche un métier x qu’il devra occuper dans un environnement y ! C’est pourquoi notre accompagnement du demandeur d’emploi se doit d’être multi-facettes : comprendre ses atouts et ses freins, prendre en compte sa mobilité, ses ressources, lui présenter les relais utiles, lui faire découvrir les métiers dans lesquels son handicap sera gommé, développer son goût pour la formation, son autonomie et son sens de l’organisation, l’amener à rechercher un emploi avec les bons outils et les bonnes méthodes… Et c’est donc tout ce travail qui se conclut par l’embauche et l’avis d’aptitude du médecin du travail.
Ma mission s’arrête là, mais je reste vigilante, l’employeur ou le salarié peuvent m’appeler si un souci apparait, mais c’est rare car les employeurs sont en général satisfaits des travailleurs handicapés qu’ils ont recrutés.

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