Le Burn-Out

Près d’un salarié sur trois aurait déjà fait un Burn-Out (source « enquête nationale « Parlons travail » 2017). Mais qu’est que le Burn-Out ? Qui touche-t-il ? Comment lutter contre le Burn-Out ? 

Qu’est-ce que le Burn-Out ?

Le Burn-Out, également appelé symptôme d’épuisement professionnel est une pathologie consécutive à des situations de stress professionnel chronique. On y retrouve trois composantes : un épuisement émotionnel (sentiment d’être vidé, se traduisant par des crises de larmes, une certaine irritabilité), une baisse du sentiment d’accomplissement personnel au travail (sentiment de ne pas réussir à faire correctement son travail, sentiment d’inutilité, perte de confiance en soi…) et une dépersonnalisation dans les formes extrêmes (cynisme, insensibilité avec les collègues ou usagers…). Le Burn-Out a pour conséquences des difficultés psychiques lourdes pouvant entraîner une désinsertion professionnelle et sociale s’il n’est pas accompagné d’une prise en charge.

Qui est touché par le Burn-Out ? 

A l’origine le Burn-Out a été identifié chez le personnel soignant et chez les professionnels du social. Cependant, il a été élargi à toutes les professions. Tout le monde peut être concerné ! Si certains professionnels présentent davantage de facteurs de risques comme les personnes surinvesties dans leur travail, les jeunes professionnels… d’autres facteurs de risques dépendent de l’environnement professionnel comme la surcharge de travail, la pression temporelle, le faible contrôle sur son travail, les faibles récompenses, le manque d’équité…

Comment lutter contre le Burn-Out ? 

Pour lutter contre le Burn-Out, il convient de distinguer deux démarches complémentaires, la prévention et les mesures correctives pour les personnes déjà atteintes de Burn-Out.

La prévention, à travers des sensibilisations et une meilleure connaissance des risques, est nécessaire car elle permet aux salariés de déjouer les pièges et de se protéger. Elle permet également aux managers de limiter l’impact des facteurs de risques, en l’intégrant à leur mode de management.

Concernant les mesures correctives, les personnes présentant des séquelles de Burn-Out limitant leurs possibilités d’insertion ou de maintien dans l’emploi, peuvent faire une demande de Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH). Ils pourront alors bénéficier d’accompagnements spécialisés : le Sameth pour les salariés et Cap emploi pour les demandeurs d’emplois.

Quelles sont les clés d’un retour à l’emploi réussi ?

Concrètement, pour les personnes souffrant de Burn-Out, l’arrêt de travail, un travail de psychothérapie et un traitement médicamenteux sont indispensables. La reprise d’une activité doit donc se faire en prenant en compte les effets secondaires liés à la dépression, à savoir la perte de confiance en soi, l’apparition de difficultés cognitives, de baisse de motivation…
Chez un salarié en arrêt de travail, une visite de pré-reprise s’impose, avant la fin de l’arrêt. Cela permettra ensuite d’établir un plan d’action en lien avec l’entreprise, le salarié, les services de santé au travail et le Sameth.

Le plan d’action s’articule en plusieurs temps :

  • Avant la reprise, il est important d’anticiper, en préparant le poste (adaptation des taches, adaptation du temps de travail, ressources disponibles…), en sensibilisant le manager et l’équipe de travail.
  • Pendant la reprise, un accompagnement plus soutenu par les services de santé au travail ou avec un psychologue permet une réactivité et éviter des risques de rechute.
  • Après la reprise, un suivi régulier permet de voir les évolutions, de désamorcer des situations complexes, et au besoin de réajuster les conditions de la reprise.

D’une manière générale, il faut permettre aux personnes atteintes de Burn Out de reprendre progressivement confiance en soi à travers des tâches adaptées, sur des temps de travail adaptés et un suivi régulier. Il est indispensable de s’appuyer sur le médecin du travail, les services de santé au travail.

Fin de l’article

Les commentaire sont fermés.