Mohammed ABAKOUY, directeur du restaurant Mc Donald à Coutances

  • 20 avril 2015
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Il a candidaté pour être équipier. Il manage maintenant 40 salariés, dont 35 équipiers à 2/3 de temps et 5 managers à temps complet.

Quand je suis entré, un salarié m’a ouvert la porte et m’a souhaité la bienvenue. J’ai remarqué le bouquet de tulipes sur le comptoir, une serveuse m’a invité à m’asseoir puis est venue prendre ma commande. J’ai terminé mon menu, un salarié m’a alors demandé s’il pouvait me débarrasser de mon plateau et si je souhaitais commander un dessert ou un café. Tout cela va à l’encontre de l’image Mc Do…


Nous aimons surprendre notre client, quel qu’il soit. Sur le service, il a droit à du 5 étoiles. Avec la liberté en plus : le client s’installe où il veut, arrive à tout heure, repart quand il veut, vient en groupe ou avec des enfants, tout le monde est le bienvenue dans nos restaurants.

Votre slogan « venez comme vous êtes », signifie-t-il aussi « je vous recrute comme vous êtes » ?

Nos salariés sont « normaux », des grands, des petits, des jeunes et des moins jeunes, c’est la diversité et j’en suis la preuve. Ils reflètent la population de Coutances où est installé ce restaurant, et nos salariés sont représentatifs des candidatures qui nous arrivent. Tout le monde a sa chance chez Mc Do, un bon état d’esprit, l’envie de s’investir, une valeur de travail irréprochable. Un point qui m’est cher, c’est que le savoir–faire s’apprend, mais sur le savoir-être une certaine vigilance est indispensable, car il faut être de bonne humeur chaque jour pour bien accueillir le client.

Cap emploi 50 avait proposé votre franchise Mac Do pour le prix de l’exemplarité en matière d’emploi des personnes handicapées, compte tenu du recrutement de candidats dont le handicap est très important. Comment expliquez-vous cette singularité ?

« On s’adapte » est le maître-mot. Le manager met la personne sur un 1er poste, sur un 2e et un 3e s’il le faut. En une heure on peut trouver les adaptations qui permettent à chacun de trouver sa place. Et le côté humain s’en ressent. Quand une personne s’en sort malgré un handicap grave, le collègue en prend de la graine, cela fait grandir. Cela fait la force du groupe, qui avance ensemble, dans la tolérance et l’entraide. Il y a toujours du bon à tirer d’un être humain, il suffit de se départir de nos préjugés.

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