Valérie ANVO, assistante au SAMETH 50

  • 10 mars 2015
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Valérie Anvo est l’assistante du Sameth de la Manche, une mission « au service des autres »

Agréable et souriante, efficace… des qualités qui lui paraissent naturelles à ce poste. Un poste qui exige de bien connaître tout ce qui touche au maintien dans l’emploi dans le département.

Vous occupez ce poste depuis peu de temps, quel a été votre premier étonnement ?

La neutralité. Les professionnels renseignent les employeurs comme les personnes handicapées sans marquer de différence. Sans porter de jugement.

Autre chose ?

Le nombre de signalements « indirects ». Chaque jour, j’ai au téléphone des médecins du travail et des partenaires qui nous demandent d’intervenir pour chercher des solutions à des inaptitudes au poste. Mais les personnes et les employeurs appellent trop peu à notre goût, alors qu’ils sont les premiers concernés. Mais qu’ils n’hésitent pas à le faire, nous ferons le maximum. Le Sameth 50 n’est peut-être pas assez connu dans le monde du travail, c’est pourquoi nous sommes présents sur les forums qui traitent de la santé au travail, de l’emploi, de la sécurité, du handicap…

Vous dites que le Sameth 50 n’est pas assez connu. Quelles leçons peuvent en tirer les personnes en risque d’inaptitude à leur poste ?

Le consultant va trouver une solution d’autant plus facilement que la personne est impliquée dans son reclassement. Et cela le plus tôt possible. Très tôt, le salarié peut parler de ses difficultés à son poste, proposer des solutions, dialoguer avec ses managers, demander une visite de pré-reprise, éventuellement chercher des relais ou des informations à l’extérieur. C’est là, normalement, que le salarié acteur de son reclassement, apprend notre existence. Tout le travail qu’il aura effectué pour éviter l’inaptitude sera du temps gagné dans le reclassement.

Mais d’où vous vous vient cette conviction ?

Je sais en effet de quoi je parle ! J’ai travaillé 20 ans en usine, sans diplôme. Suite à un problème d’épaule, je devais être licenciée pour inaptitude. Heureusement, grâce notamment au Sameth 50, j’ai pu au préalable être formée au métier de secrétaire avec une spécialisation d’assistante Ressources Humaines. C’est un investissement personnel et familial qu’il est difficile d’imaginer. J’ai donné dans cette épreuve beaucoup d’énergie, mais j’en ai beaucoup reçu aussi. Si je peux en redonner à ceux qui nous appellent pour évoquer leur situation concrète, j’en suis heureuse.

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