Vincent GREGOIRE, référent formation à Cap emploi 50

  • 17 juin 2015
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Après avoir été formateur dans différentes structures auprès de publics variés puis conseiller formation à la Chambre de Métiers du Calvados, il est maintenant référent en matière de formation à Cap emploi 50.

DSC_4193 bisEn quoi consiste ce métier ?

Il s’agit d’expliquer les nouveaux dispositifs, trouver des financements quand les situations sont complexes, chercher les formations les plus rares, toujours en appui des conseillères qui aident au quotidien les demandeurs d’emploi handicapés. La question de la mobilité revient souvent car moins de 19% des formations en Basse-Normandie se trouvent dans la Manche. C’est un problème si l’on a un handicap qui rend difficiles les déplacements.

Existe-t-il des réfractaires à la formation ?

Cela peut arriver mais ce n’est pas la majorité. Les personnes suivies par Cap emploi ont souvent besoin de se former à un nouveau métier et elles en ont conscience. Cela dit, la formation peut faire peur à ceux qui ont souffert sur les bancs de l’école. Nous proposons alors des visites du centre de formation, ils voient ainsi que c’est très opérationnel et pas si loin du monde du travail.

Vous animez aussi les « conférences »…

Oui, six fois par semaine, et cela dans les grandes villes de la Manche. Entre 10 et 30 personnes se retrouvent à chaque fois autour d’un thème lié à leur recherche d’emploi. Cela maintient leur motivation, c’est important pour se préparer aux entretiens d’embauche. Une solidarité se crée, et il arrive que des demandeurs d’emploi trouvent des propositions de travail pour d’autres. L’idée de ces réunions est aussi de faire évoluer les représentations liées à l’âge ou au handicap.

Est-ce difficile pour vous d’aborder ces questions de handicap ?

Pas spécialement. La question du handicap est centrale dans la recherche d’emploi mais il ne faut pas perdre de vue qu’il intervient en second dans l’expression demandeurs d’emplois reconnus travailleurs handicapés ! Par ailleurs, à côté de mon activité professionnelle, je suis également sapeur-pompier volontaire, j’ai donc une certaine habitude de la détresse, de l’intimité et du service à l’autre. Evoquer des questions de santé ou de handicap ne présente donc pas une difficulté pour moi, d’autant que les participants aux conférences sont des demandeurs d’emploi aptes à retravailler, je n’ai jamais eu à leur dispenser les premiers secours !

 

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