Alexandra Renouf et Julien Brault dans la presse

Sous le titre « L’ergonomie permet d’allier santé et performance », la Presse de la Manche évoque longuement l’une des missions de « Handicap & Emploi ». Voici le texte de cet article :

 

Julien Brault et Alexandra Renouf sont les deux ergonomes employés par Handicap & Emploi, une association à but non lucratif, dont Séverine Chartrain, responsable du service prestation, nous détaille les trois missions bien définies.

Aider à l’insertion des travailleurs handicapés

C’est la mission première de l’association, celle pour laquelle elle a été créée. La cellule Cap emploi aide les employeurs à remplir leurs obligations quant à l’embauche légale des 6 % des personnes souffrant d’un handicap.

Aider au maintien dans l’emploi

C’est le rôle du Service d’Appui au Maintien dans l’Emploi des Travailleurs Handicapés, le Sameth. En effet, avant même de répondre à l’obligation d’embauche de salariés handicapés, les patrons peuvent faire en sorte de compenser un handicap en adaptant un poste de travail. Il s’agit dans ce cas d’analyser l’activité, de repérer les contraintes de travail par rapport aux pathologies signalées, afin de réduire les difficultés, explique Séverine Chartrain. Les aménagements réalisés bénéficient bien souvent à tout le personnel.

Le service Prestation

Créé en 2010, ce service découle logiquement des deux premières missions de l’association, et c’est celui pour lequel interviennent les ergonomes. Car avant même d’employer des personnes handicapées, ou d’adapter des postes, les patrons ont pris conscience qu’il faut avant tout veiller à la sécurité de leur personnel. On est cette fois dans le domaine de la prévention, précise Séverine Chartrain. Cela passe souvent par des réaménagements de lieux ou de postes, et cela peut aussi aider à l’intégration de personnes handicapées, même si ce n’est pas la mission première de ce service. Les ergonomes peuvent d’ailleurs être un appui technique pour les autres services. Cela reste cohérent avec les buts de l’association Handicap & Emploi.

Comment procède l’ergonome sur le terrain ?

La mission commence avec un entretien du ou des agents concernés, ainsi qu’avec la hiérarchie. C’est le rendez-vous d’initialisation. Ensuite, l’ergonome procède à la phase d’observation. Il filme ou prend des photos, ce qui permet aux salariés concernés de mieux se rendre compte de leur posture, et de leurs éventuelles erreurs. On fait parfois des gestes automatiques dont on n’a même plus conscience, précise Julien Brault. L’ergonome analyse ensuite toutes ces données, les contraintes des postes, afin de préconiser les meilleures réponses pour les salariés, mais aussi pour l’employeur, en termes de coûts ou d’optimisation du matériel. Lors de la restitution finale, l’ergonome peut proposer à l’employeur de l’accompagner dans les démarches de financement quand c’est possible, et dans la recherche des fournisseurs répondant le mieux au cahier des charges. Il ne s’agirait pas de créer de nouvelles problématiques. Par exemple, acheter un taille-bordures plus long pour éviter de se baisser, c’est bien, mais s’il fait 5 kg de plus, ça n’a plus d’intérêt…
Quelles sont les qualités d’un bon ergonome ? Selon Séverine Chartrain, le fondement, c’est la neutralité et la confidentialité. Confidentialité par rapport aux salariés concernés, par rapport bien sûr à l’entreprise. Et la neutralité, car on est dans une démarche gagnant-gagnant, souligne Julien Brault. Le but, c’est d’apporter du confort au salarié, et un meilleur rendement pour l’entreprise. La rentabilité d’un poste bien pensé est à la fois humaine et économique. Ou comment associer santé et performance.

Fin de l’article

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