Avec ou sans handicap, déroulement d’une étude ergonomique

business people group working on tablet computer, network engineers in server room
Une intervention en ergonomie doit suivre plusieurs étapes pour se prémunir d’un grand nombre de dérives et d’altération de la démarche.

l’analyse de la demande

La première étape, la plus importante, est l’analyse de la demande. Il s’agit pour l’ergonome de préparer sa future intervention, en s’assurant que les motivations et les besoins du demandeur sont en adéquation avec son positionnement et ses compétences, mais également en vérifiant si le besoin ou la problématique sont bien définis. Les problèmes identifiés n’ont pas forcément leurs origines là ils sont constatés. Le recueil de données préliminaires permet à l’ergonome de préciser la demande et cibler son intervention, via l’analyse des AT-MP, l’absentéisme, les données de production / qualité par exemple. Sur la base des éléments recueillis, des échanges avec le demandeur, l’ergonome reformule la demande, si besoin est, tout en précisant les modalités de son intervention (méthodes, outils, planning, interlocuteurs…).
Selon la dimension de l’intervention (impacts techniques, organisationnels…), il peut s’avérer nécessaire de constituer un groupe de pilotage, composé des acteurs pertinents pour l’atteinte des résultats et la transparence de la démarche (ligne directionnelle et managériale, Médecin du travail, IPRP, représentants du personnel…). Celui-ci se réunira à différents moments de l’intervention afin de (in)valider le passage du jalon, au regard des éléments apportés par l’ergonome.

L’analyse tâche-activité

Au cours d’une série d’entretiens, l’ergonome va chercher à comprendre et appréhender le contexte dans lequel il intervient, cerner les enjeux et points de vue des acteurs pertinents tant sur les représentations du travail, que celles du collectif, de l’entreprise, de la production, de la santé et identifier les différents leviers concourant à la réussite du projet. Cette étape permet également de caractériser le travail prescrit ou théorique, au travers des différents documents de l’établissement (fiche de poste, procédures de travail ou de réalisation…). Il est alors temps pour l’ergonome d’investir le terrain, lors de la phase d’observations, pour comprendre comment le travail est réalisé et appréhender l’organisation associée. L’ergonome va pouvoir mettre en exergue le travail prescrit et le travail réel, et il pourra les situations qui peuvent être sources de contraintes (postures et gestuelles contraignantes, nœuds organisationnels, dysfonctionnements…).
Les investigations terrains sont également l’occasion d’interroger les ambiances de travail (températures, éclairage, bruit…) qui sont autant de facteurs influençant les conditions de travail et la sécurité.
L’ergonome analyse l’ensemble de ces informations et présente son diagnostic au comité de pilotage. Riche des données recueillies, il va prendre part à des groupes de travail animés avec l’objectif de co-construire des pistes de solutions pérennes répondant aux contraintes identifiées, partagées et validées par tous. Cette étape peut être pilotée comme un projet et peut nécessiter le recours à des outils, tels que la simulation 3D, le maquettage ou tous autres outils de mise en situation. L’émergence de certaines solutions pourra conduire à la réalisation d’essais et d’ajustements aux besoins.
Selon l’autonomie du demandeur, l’ergonome peut être amené à réaliser des demandes de devis via son réseau de fournisseurs en participant à l’élaboration du cahier des charges et collaborer à la mise en œuvre des solutions et l’accompagnement du changement.

Fin de l’article.

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